Archives du mot-clé Tantra

Ne confondez pas relation, couple et amour

La relation compte parmi les mystères. Et comme elle existe entre deux personnes, elle dépend de l’une et de l’autre.

couple35Chaque fois que deux personnes se rencontrent, un monde nouveau est créé. Rien que par leur rencontre, un nouveau phénomène voit le jour – un phénomène qui n’existait pas auparavant, qui n’avait jamais existé. Et par ce phénomène nouveau, les personnes sont toutes deux changées et transformées. Sans relation, vous êtes une chose ; sitôt en relation, vous en devenez une autre. Quelque chose de nouveau est apparu. Lorsqu’une femme devient amoureuse, elle n’est plus la même femme. Lorsqu’un homme devient père, il n’est plus le même homme.

Un enfant vient au monde, mais nous perdons complètement de vue un point : au moment où naît l’enfant, naît également la mère. Celle-ci n’existait pas avant. La femme existait, mais la mère n’avait jamais existé. Et une mère est quelque chose d’absolument nouveau. La relation est crée par vous et ensuite, à son tour, la relation vous crée.

Deux personnes qui se rencontrent, c’est deux mondes qui se rencontrent. La chose n’est pas simple, mais au contraire très complexe, la plus complexe qui soit. Chaque personne est un monde en elle-même : un mystère complexe, avec un lointain passé et un futur éternel.

couple34Au départ de la relation, seules les périphéries se rencontrent. Mais si la relation croît en intimité, devient plus proche, devient plus profonde, alors peu à peu, les centres commencent à se rejoindre. Lorsque les centres se rejoignent, c’est ce qu’on appelle l’amour. Lorsque les périphéries se rencontrent, cela s’appelle faire connaissance. Vous prenez contact avec l’autre, de l’extérieur, juste à partir du bord : vous faîtes alors connaissance. Fréquemment, vous vous mettez à appeler votre rencontre amour. Vous êtes alors dans l’erreur. Faire connaissance n’est pas aimer.

L’amour est chose très rare. Rencontrer quelqu’un en son centre, c’est passer soi-même par une révolution, car si vous voulez rencontrer quelqu’un en son centre, il vous faudra lui permettre d’arriver, lui aussi à votre centre. Il vous faudra devenir vulnérable, absolument vulnérable, ouvert. C’est risqué. Laisser arriver quelqu’un à votre centre est risqué, dangereux, car vous ne savez pas ce qu’il va vous faire. Et une fois tous vos secrets connus, une fois votre intimité dévoilée, une fois que vous êtes complètement exposée, que fera-t-il ? Vous ne le savez pas. Et la peur est là. C’est pourquoi nous nous ouvrons jamais.

Une simple rencontre, et nous pensons que l’amour est arrivé. Les périphéries se touchent et nous croyons que nous sommes rencontrés. Vous n’êtes pas votre périphérie. En réalité, la périphérie est la frontière où vous finissez, c’est la palissade qui vous entoure. Ce n’est pas vous ! La périphérie est le lieu où vous finissez et où commence le monde. Même des maris et des femmes qui auraient vécu ensemble depuis de nombreuses années peuvent être des étrangers, ils ne se connaissent pas l’un l’autre. Et plus longtemps vous vivez avec quelqu’un, plus vous oubliez complètement que vos centres sont restés inconnus.

La première chose à comprendre est donc : ne confondez pas relation, couple et amour. Même si vous faites l’amour, même si vous avez une relation sexuelle, le sexe est, lui aussi, à la périphérie. A moins que les centres se rencontrent, le sexe n’est que la rencontre de deux corps. Et la rencontre de deux corps n’est pas votre rencontre. Le sexe, lui aussi, reste une relation superficielle – physique, corporelle, mais toujours superficielle. Mais vous ne pouvez permettre à quelqu’un de pénétrer jusqu’en votre centre que si vous n’avez pas peur, que si vous n’avez aucune crainte.

couple33Aussi, je vous dis qu’il y a deux sortes d’existence. L’une est dirigée par la peur, l’autre par l’amour. Vivre dans la peur ne pourra jamais vous permettre une relation profonde. Vous restez craintif et vous ne pouvez laisser faire l’autre : vous ne pouvez lui permettre d’entrer en vous vraiment jusqu’à votre cœur. Vous tolérez l’autre jusqu’à un certain point, et puis c’est le mur et tout s’arrête. Celui dont la vie est tournée vers l’amour est l’être religieux et spirituel. Etre tourné vers l’amour veut dire : ne pas avoir peur de l’avenir, ne pas avoir peur du résultat ni des conséquences : vivre ici et maintenant. (…)

Texte extrait d’Osho , Mon chemin, le chemin des nuages blancs

La femme tantrique

Le Tantra éveille la femme à la spiritualité à travers sa conscience sensuelle et sexuelle.

femme3

Elle contient le féminin sacré, ce qui veut dire que sa nature divine est présente au quotidien.

La Voie du Tantra autorise la femme à trouver un axe intérieur pour vivre différemment sa sexualité, la relation à soi, à l’autre et au monde.

Plusieurs étapes ou initiations pour aller vers cet axe, dont trois importantes de mon point de vue (l’ordre chronologique posé ici n’est qu’un exemple) :

  1. La première est de reconnecter le lien à la mère mais dans son altérité et sa différence. Ce qui lui permet de s’inscrire dans sa lignée de femmes et se sentir reliée à toutes les femmes du monde.

    Ainsi, elle reconnaît elle-même le lien ontologique de sa nature femelle : naître et être de sexe féminin avec la vision et la préhension du monde qui en découlent. Ce qui n’est pas une « mince affaire » car cela signifie se différencier du modèle masculin. On voit que dans beaucoup de traditions ou religions, la femme n’a pas d’autre choix que de suivre ce qui est proposé par l’homme ou par un « Dieu »masculin…

  1. La deuxième, être capable de ressentir la femme sauvage qui est en elle, pour distinguer de l’intérieur, la différence entre puissance et violence. Ce qui lui permet d’accepter le masculin de l’homme dans son expression et non plus en le castrant ou en devenant victime.

    S’approprier la puissance de la femme car, seule, la puissance de la mère est reconnue comme légitime. Pour la femme, savoir dire non pour pouvoir poser des oui assumés et conscients, est un chemin vers sa liberté. Ainsi, elle sort des rôles de mère ou de fille dans la relation de couple. Elle s’affranchit de la « domination émotionnelle » dans laquelle elle est enfermée.

  1. La troisième étape est de s’initier à une très bonne connaissance de son corps. La femme tantrique sait connecter son sexe (yoni*) de l’intérieur pour le sentir vivant et existant.

    Petit à petit, elle s’enseigne le savoir sensuel inhérent à sa nature féminine. Cet auto apprentissage, la femme le reçoit dans l’être et le non faire, comme nous l’avons un peu expérimenté dans l’atelier au festival du féminin.

Dans le Tantra, la personne souffrante laisse place à la divinité en soi. Le beau, la sensualité et l’amour émergent alors, de la Femme – Déesse. La femme tantrique se découvre à ne plus «faire l’amour» mais vivre l’amour, donner et recevoir, sans but ni recherche particulière que celle d’être dans le présent et de ce qui va se créer entre soi et l’autre.

La sexualité est vécue comme une voie spirituelle qui passe par le respect, la joie, la tendresse.

A l’intérieur de soi, le masculin sacré se pose à côté du féminin sacré et vice-versa.

La sexualité féminine est un univers à découvrir, dont nous savons peu. La femme ayant le plus souvent orientée sa sexualité en « réponse, en écho» à la sexualité masculine.

Hors le féminin ne s’épanouit que dans un contexte secure : il doit se sentir parfaitement accueilli, sans intention ni projet d’être possédé. Dans cet état d’être et d’esprit, le féminin fleurit. Il crée du bonheur autour de lui, le masculin est alors transcendé et trouve naturellement sa légitimité. Il n’y a plus de lutte de place et de résultat pour les partenaires. Dans ces moments, les 2 personnes savent « d’instinct » se créer des espaces sacrés pour prendre le temps de s’aimer. Alors la part divinisée, féminine et masculine de chacun, éclos et ouvre le chemin d’une sensualité et d’une sexualité sans fin. Nulle menace ne doit venir troubler ce qui s’ouvre. Sinon tel le nénuphar qui se referme, le féminin sacré s’en va, et la magie est partie. Revient alors une sexualité connue. Cette magie du Tantra est souvent reconnue par les pratiquants.

Couple

Nous comprenons ici, comment les hommes et les femmes doivent progresser ensemble, s’entraider, aller vers une confiance mutuelle. Ce qui s’exprime à l’extérieur, la relation pacifiée, s’exprime à l’intérieur par un épanouissement à soi et à la vie, plus heureux.

Dans le tantrisme ou Tantra, il est reconnu que la femme est pure et sacrée par essence. Il s’agit de ses cellules, de son énergie comme un fait ontologique, et non pas comme quelque chose à acquérir ou à atteindre. Cela change tout. C’est la découverte de la force et du caractère pleinement sacré d’être femme.

Dans le Tantra, la femme (Shakti**) vit et pratique non seulement sur un plan d’égalité avec les hommes (Shivas**) la poursuite d’une transformation spirituelle mais dans beaucoup de cas montre même le chemin. Elle est l’initiatrice. Pour les hommes pratiquants tantriques, le féminin doit être honoré et vénéré comme la valeur qui apporte l’éveil au monde. Le féminin chez la femme mais aussi à l’intérieur de lui.

L’enjeu de la femme tantrique est d’affirmer ces valeurs, et les maintenir dans sa vie, face à une société pas toujours prête à les recevoir. Il est possible d’imaginer que si la vision féminine du monde s’exprime totalement, soutenue par les hommes, les choses changeront. Elle ne doit pas être vue comme complémentarité à celle de l’homme mais comme légitime à part entière.

Beaucoup de peurs sont présentes dans la sexualité aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Des traumatismes anciens tels que viols, incestes, abus, des relations sexuelles qui se sont mal passées, freinent l’évolution de la sexualité et rendent les rapports sexuels maladroits et infantiles Sans parler des interdits culturels, des tabous familiaux, de la pornographie etc.

C’est pourquoi, le chemin de la femme vers une sexualité sacrée assumée est source de transcendance et de changement. Changement pour soi, comme écrit plus haut, mais aussi par résonance, changement pour les femmes, les jeunes filles, les filles autour de soi. La femme qui met au monde sa sexualité de femme sacrée est un être humain libre.

* Yoni (sanskrit), dans l’hindouisme, désigne la vulve, le sexe féminin. Souvent traduit au masculin, je l’emploie volontairement au féminin : la yoni.
** Shakti représente l’énergie féminine, et dans la pratique tantrique la femme, la déesse. Shiva, divinité hindoue, dans la pratique tantrique, représente l’homme, le dieu.

 

Marisa Ortolan ,
Femme Tantrique, Thérapeute psycho-corporelle, Enseignante de Tantra.
En savoir plus sur l’auteure, son site web : http://www.marisa-ortolan.com
Texte tiré de l’article : http://www.feminiteetspiritualite.com/2017/02/01/la-femme-tantrique/

Stage pour les Hommes

Stage spécifique pour Hommes … Unique, initiatique !
jlucasStage animé par Jacques LUCAS (du 30/03 au 2/04 2017) près de Montpellier.
(Plus d’infos : jacques-lucas.fr ou  Evenement FB)
S
e déroulera en parallèle un stage  » Femme Tantrique » animé par Vasanti Vachet ( vasanti@free.fr ).  Une rencontre ritualisée est programmée. Le prix du stage est de 470 € (sans les frais d’hébergement) Inscrivez-vous par mail : jacluc@wanadoo.fr ou par téléphone : 0680653529. Un stage « tantra-Homme » 2 (nouveau programme) est en gestation. Les dates vous seront précisées ultérieurement
Témoignages :
Michael R.: « Sûrement LE stage que tout homme doit accomplir dans sa vie. Comme un passage initiatique dans son chemin d’homme »
Pascal F.: »Oui, tout à fait !!!! « Un passage initiatique », j’aime beaucoup ce terme pour définir ce stage si puissant !!! »