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Le clitoris en 3D

A quoi ressemble ce clitoris en 3D  ?

Considérée comme une petite révolution dans le domaine de l’éducation sexuelle, cette reproduction en taille réelle va faire son entrée dans les cours de SVT pour aider les élèves à mieux connaître cet organe entièrement dévoué au plaisir féminin.

On sait (vaguement) qu’il existe, son nom fait rougir et sourire, il fait partie intégrante de la femme et pourtant, lorsqu’il n’est pas carrément diabolisé et mutilé, le clitoris, , reste injustement méconnu de la majorité de la population. Parce qu’il est complexe et qu’on ignore encore beaucoup de choses à son sujet et parce qu’il est lié au plaisir et pas uniquement à la reproduction, il est, aujourd’hui encore, aussi peu visible dans les manuels scolaires que sur le corps humain.
Une absence remarquable à laquelle la chercheuse française Odile Fillod a voulu remédier grâce à cette technologie formidable qu’est l’impression 3D. Car le négliger, c’est négliger celles qui en sont pourvues (la moitié de l’humanité, on le rappelle, au cas où). Avec l’aide d’une amie artiste, Marie Docher, elle a donc modélisé en taille réelle cet organe et mis à disposition, libre de droits, sa maquette en téléchargement (ici) pour que tous les professeurs et curieux puissent lui donner vie en plastique (biodégradable), découvrir et enseigner ses secrets. (Voir la Vidéo du  CLITORIS 3D de Marie Docher sur Vimeo.)

Le clitoris 3DLong de 10 cm (la taille moyenne), pourvu de son gland, de ses bulbes du vestibule, et de ses racines, le clitoris nous montre enfin concrètement sa face cachée et n’est plus ce petit haricot figurant dans les livres au chapitre « reproduction et sexualité ». Deux concepts que le nouveau programme prévoit d’ailleurs bien de distinguer car ils sont trop souvent arbitrairement associés. Pour ce faire, il est donc indispensable de faire sortir de l’ombre cet organe du plaisir afin que les collégiens et lycéens, filles comme garçons, lui attribuent la place et l’importance qu’il mérite. Pour le moment, il est si souvent éludé que selon un récent rapport du Haut Conseil à l’égalité (HCE), un quart des filles de 15 ans ne savent pas qu’elles ont un clitoris, et 83 % des collégiennes de 4e et de 3e ignorent sa fonction.

Dans un souci de représenter la sexualité de manière égalitaire, non-stéréotypée, c’est-à-dire centrée sur le plaisir masculin physique quand le féminin serait essentiellement « cérébral », et donc non-sexiste, et tout simplement correcte, l’introduction du clitoris est un devoir. Comment faire comprendre aux jeunes filles qu’il est normal de ne pas jouir par voie vaginale sinon ?
« Il est essentiel que les femmes sachent que l’équivalent du pénis chez elles n’est pas le vagin, mais le clitoris. Les femmes ont des érections lorsqu’elles sont excitées, mais elles restent invisibles parce que le clitoris est interne. Je voulais montrer que les hommes et les femmes ne sont pas foncièrement différents« , insiste auprès du journal britannique Guardian Odile Fillod. Contrairement à ce qu’affirme le média, l’objet ne sera pas présent dans toutes les classes et chaque prof de SVT pourra choisir de le montrer ou non.

Cette création a provoqué un véritable engouement dans la presse étrangère et sur la Toile, preuve qu’il était grand temps qu’elle voie le jour. Ne serait-ce que pour illustrer d’autres articles sur le sujet, un rapide tour sur les banques d’images prouvant qu’il n’y a pas que dans les manuels que le clito brille par son absence.

  Un exemple de représentation du clitoris
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Le clitoris, un organe pas comme les autres

Le clitoris, organe du plaisir…

Organe du plaisir par excellence, le clitoris jouit de nombreux surnoms et sobriquets, clito, berlingot, bouton, haricot, petit pois… Il est la source de plaisir principale pour la majorité des femmes. Mieux le connaitre, vous permettra d’encore mieux en profiter ! Petit tour d’horizon d’un organe pas comme les autres.

L’anatomie du clitoris

Le clito est composé de différents élément :

Le gland : Le gland du clitoris est extrêmement riche en corpuscules de Kraüse, capteurs de sensations de plaisir. Il en est tellement riche, qu’il y en a deux à trois fois plus à sa surface que sur le gland du pénis, et cela pour une surface bien plus petite ! Alors, d’ici à penser que les femmes ressentent trois fois plus de plaisir que les hommes, il n’y a qu’un pas.

Autour du gland : certaines femmes ont un gland si sensible qu’il est impossible de le toucher directement. Il suffit de prodiguer des caresses tout autour, car la moindre petite pression est transmise immédiatement à ce clitoris hypersensible.

La tige : C’est une sorte de petit cylindre qui remonte sur l’os du pubis. Lors de l’excitation, un frottement appuyé à cet endroit produit des sensations très voluptueuses. C’est aussi l’intérêt d’une position où le pubis de l’homme appuie sur le pubis féminin : mine de rien, il stimule le clitoris.

Sensibilité du clitoris

Dans le vagin sur les bords : c’est là qu’aboutissent les racines du clitoris. C’est pourquoi des caresses relativement appuyées des deux côtés du vagin, tout près de l’entrée peuvent procurer de très fortes sensations !

Les vibrations : Le clito est très sensible aux vibrations. C’est bon à savoir pour une femme qui n’a jamais éprouvé d’orgasme. En utilisant un appareil vibrant (vibromasseur ou autre) appliqué sur le clitoris, elle va presque à coup sûr déclencher un orgasme.

Des caresses, encore des caresses
Dès le plus jeune âge, c’est par l’auto-caresse de ce petit organe que la femme érotise son corps, puis son vagin. En revanche, une fois stimulé par un partenaire masculin, les effets ne sont pas toujours les mêmes. Et pour cause : beaucoup d’hommes ont une vision trop simpliste et utilitaire du clitoris et sont maladroits dans leurs caresses

Nos conseils pour encore plus de plaisir

 Le clitoris étant un organe très sensible, la stimulation doit se faire de manière très délicate. Les doigts, les lèvres, la langue, tout est permis. Cependant, la langue apparaît comme le meilleur stimulant et nombre de femmes connaissent l’orgasme par cunnilingus. La tige peut aussi être stimulée, par exemple en appuyant sur le pubis. En caressant les deux côtés du vagin où se situent les racines du clitoris, on peut également provoquer de réelles sensations de plaisir.

Utiliser un lubrifiant pour rendre les caresses encore plus excitantes, l’utilisation d’un lubrifiant simple peut accentuer énormément le plaisir.
Caresser le clito pendant la pénétration (avec les doigts ou le bout du pénis) : Parmi les femmes qui se disent  » vaginales « , environ 50 % avouent avoir besoin d’une stimulation clitoridienne pour parvenir à l’orgasme. Alors, il y a sans doute beaucoup de femmes vaginales qui s’ignorent : celles qui ont besoin de ce  » starter  » clitoridien !
Pratiquer le pont de l’orgasme : quand une femme connaît l’orgasme clitoridien, mais ignore l’orgasme vaginal, la méthode du pont peut faire passer la connaissance orgasmique vers le vagin. Il suffit de s’approcher de l’orgasme clitoridien et de continuer à le caresser tout en pratiquant une pénétration. Le vagin finira par comprendre que lui aussi peut mener à l’orgasme.

Femme clitoridienne ou vaginale : un débat obsolète ?

La majorité des femmes sont clitoridiennes et atteignent facilement l’orgasme clitoridien. Cependant, pour nombre de scientifiques, le débat femme clitoridienne-femme vaginale est aujourd’hui dépassé. En effet, lorsque l’orgasme survient, c’est parce que le complexe clitoridien a été stimulé, soit directement, soit à travers la paroi du vagin. Ainsi, si 30 % des femmes ont un orgasme lors d’un rapport sexuel, cela signifierait que pour les 70 % restants, le clitoris n’a pas pu jouer son rôle.

Même chez les femmes qui se disent vaginales, la moitié reconnaît avoir recours à une stimulation clitoridienne pour parvenir à l’orgasme. Inversement, un orgasme clitoridien est toujours aussi vaginal car le vagin se contracte de manière involontaire et rythmique.

Un mystère pour les hommes
Symbole de l’autonomie sexuelle de la femme, le clitoris reste un objet de mystère pour la gente masculine, mais aussi un objet de crainte. En effet, 95 % des femmes accèdent à l’orgasme en quelques minutes en stimulant elles-mêmes leur clitoris. Au Moyen-âge, le clitoris était même surnommé « le mépris de l’homme » dans certaines régions d’Europe.
Le clitoris diabolisé
Au 19e siècle, le clitoris est décrété « organe inutile » par les scientifiques. Le vagin acquiert une primauté incontestable sur un clitoris qui devient diabolisé.

En Europe et aux Etats-Unis, jusque dans les années 1930, la pratique de l’excision se répand, pour empêcher la masturbation, mais aussi car on soupçonne le clitoris d’être la cause de maladies telles que l’hystérie ou l’épilepsie.
Aujourd’hui, 150 millions de femmes dans le monde sont victimes de ce genre de pratiques, dans des pays qui s’étendent principalement des Etats arabes à l’Inde. La France aussi est concernée, avec environ 30 000 femmes ou jeunes filles excisées.

Texte issu : http://www.aufeminin.com/sexe/clitoris-s641139.html